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Aide à mourir: l’inhumanité comme compromis politique

Dans les hauteurs des abstractions juridiques, une certaine humanité se perd. La requête de Jean Truchon et de Nicole Gladu remet un peu de chair au débat sur l’aide médicale à mourir. On y trouve une vérité dans la douleur.

Paul Journet – La Presse

M. Truchon, 49 ans, souffre de paralysie cérébrale. Mme Gladu, 71 ans, est atteinte du syndrome post-poliomyélite. Ils devraient avoir droit au suicide assisté, car ils répondent à tous les critères énoncés par la Cour suprême dans l’arrêt Carter :  leur maladie est incurable, leurs souffrances sont constantes et intolérables et ils consentiraient clairement à y mettre fin.

La mort fait partie de la vie et, pour eux, la dignité ultime consiste à choisir quand elle ne mérite plus d’être vécue. Hélas, Ottawa leur refuse ce droit parce que leur décès ne serait pas assez imminent.

Selon la logique du fédéral, plus il reste d’années de souffrance au compteur, plus la douleur doit être endurée.

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